ÉMOTIONS.

J’éprouve toujours énormément de difficulté à prendre des décisions (sur n’importe quoi ) quand je vis un moment difficile tel un deuil, une dépression saisonnière ou une crise d’anxiété. Et comme c’est moments là arrivent beaucoup plus souvent que je voudrais l’admettre, c’est un vrai problème dans ma vie. J’ai passé beaucoup de temps enfermé chez moi à ne pas savoir quoi faire, ne pas savoir quel ami appelé, ne pas savoir où aller, quoi me mettre, quoi manger et j’en passe. Je fini finalement par fuir en allant faire une longue randonnée (ce qui me fait du bien en général) ou à rester immobile à la maison figé dans le temps et la peur.

Mais pourquoi ça me fait ça quand je traverse des périodes sombre?

Il y a quelques années, le neuroscientifique Antonio Damasio a fait une découverte intéressante. Il a étudié les personnes atteintes de lésions dans la partie du cerveau où les émotions sont générées. Il a constaté que même si ces gens avaient l’air normaux, ils avaient tous un truc qui les différenciait de tout le reste du monde: Ils étaient incapables de ressentir des émotions.

Ils avaient tous une autre chose de très particulier en commun: ils ne pouvaient pas prendre de décisions.

Ils étaient capable de décrire ce qu’ils devraient faire en termes logiques, mais ils trouvaient très difficile de prendre des décisions, même simples. Par exemple choisir quoi manger pour souper.

Lorsque le centre des émotions est en surchauffe, il n’y a plus rien à faire. Littéralement, la solution au problème, suggéré par les recherche de Damasio,  c’est de ne rien faire. De laisser les émotions passer. C’est le temps de faire des siestes, de méditer, de prendre des marches dans la nature ou de rester tranquille à la maison. L’important c’est de se laisser bercer un moment par la solitude.


Tous les problèmes de l’humanité découlent de l’incapacité de l’Homme à s’asseoir silencieusement dans une pièce seul. Blaise Pascal, à la fin du XVIIe siècle.


Ça m’a fait du bien d’apprendre ça.

Apprendre que mes randonnées en solitaire sont plus que pertinente.Apprendre que mes périodes de méditation  sont essentielles.Ma santé mentale à besoin de solitude pour que je sois présent à 100% dans la vie et dans ma vie sociale.
Pour moi, la solitude c’est de créer un espace et du temps à mon esprit pour qu’il puisse réfléchir librement. Pour vraiment vivre ma solitude, il faut que je débranche la télévision, que je ferme mon ordinateur, que j’oublis mon téléphone, que j’éteignes la radio et que j’évite l’ingestion de toutes formes d’informations (nouvelles, livres, palabres, potins et même musique!). En 2021, c’est presque mission impossible, mais ça se fait!

Quand on à trop manger durant un repas, on se sens lourd et fatigué. Parfois, une sieste est nécessaire. Tout l’énergie du corps est concentré à digérer le repas. Pour le cerveaux c’est pareil. Il a aussi besoin d’énergie pour digérer un surplus émotionnel. Prendre du temps pour ma solitude, c’est m’obliger à digérer mes émotions et mes expériences. J’ai écrit  »obliger » parce qu’il y a beaucoup d’émotions qui passent dans une journée et la majorité d’entre elles ne sont pas super le fun à avaler (Pour moi en tout cas).

Mais si je m’assis avec ma solitude et que je me laisse bercer par elle, quelque chose de magique se produit: l’anxiété disparaît.

Parce que tout fini par passer.

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